Historique des recherches

 

En 1983, éloigné de mon Auvergne natale pour raisons professionnelles, dans le département du Gers, à proximité de Nogaro. Après la lecture d’un livre traitant de la généalogie et à l’occasion de vacances en terre auvergnate, j’entrepris mes premières recherches à la Mairie de Job, où je rencontrais auprès du secrétaire de mairie un accueil des plus sympathiques.  Je me suis d’abord dirigé vers Job car je savais mon grand-père, Jean-Marie Crohas, originaire de Job, plus précisément des villages d’Espinasse ou de Pailhat.

Ce furent ensuite des recherches sur les registres d’Etat-civil de Marat, commune de naissance de mon père (décédé en 1976) et de ma mère (décédée en 1988). J’ai pris contact avec des associations et des cercles de généalogie : CGHAV Cercle Généalogique et Héraldique de l’Auvergne et du Velay et ARGHA Association de Recherche Généalogiques et Historiques d’Auvergne où je trouvais un accueil des plus agréables et une entraide entre chercheurs, passionnante et contagieuse, bien que je ne puisse être un aussi gros producteur que je pouvais le souhaiter, j’étais un consommateur de renseignements. Ces contacts me permirent très vite, avec quelques brefs séjours dans la vielle et exiguë salle de lecture des Archives Départementales du Puy de Dôme, dans les bâtiments de la Préfecture, de compléter mon arbre généalogique et mes quartiers, l’nsemble des ascendants d’un individu, pris à la même génération. Tous ces termes, devenus familiers, me paraissaient bien étranges.

Ma plus grosse surprise fut d’apprendre que j’avais du côté de mon père, des ancêtres protestants ayant connu l’époque des guerres de religions, même s’ils n’en furent pas les acteurs principaux et restés dans l’Histoire, ils en furent les témoins privilégiés, les héros de l’ombre, les acteurs et les victimes.

Du côté de ma mère, j’appris avec moins de surprise que la famille DEBARGE, DESBARGES, DEBARGES ou DESBARGE était installée depuis fort longtemps au village des Chaptoux devenu les Chatoux sur la paroisse puis la commune de Marat. Je supposais déjà ceci, car j’avais retrouvé des papiers des XVII° et XVIII° siècles dans la maison familiale de la Buge et faisant mention de nombreux DEBARGE.

Au printemps 89 je contactais par courrier la trentaine de porteurs du patronyme CROHAS inscrit sur l’annuaire électronique (minitel). Les réponses, peu nombreuses, furent particulièrement intéressantes et manifestaient quasiment toutes un intérêt pour mes recherches. J’appris que des recherches généalogiques avaient été amorcées par le Docteur Gaston CROHAS de Saint-Bonnet le Château, dans le département de la Loire. Je promis à tous une communication de mes recherches. Je n’ai pu tenir cet engagement que de manière très ponctuelle jusqu’aux années 2000 par manque de disponibilité. Je voudrais reprendre ces démarches avec l’aide de tous les lecteurs de ces lignes. C’est le but de de CROAS à CROHAS, association familiale créée en septembre 2003 avec l’aide de quelques porteurs du patronyme et descendants de CROHAS, plus particulièrement d’une branche de Haute-Loire.

Toutes ces démarches, recherches et autres dépouillements m’ont permis de mieux connaître nos ancêtres et m’ont conduit à une curiosité qui n’aura sans doute jamais de fin.

Je voudrais ici livrer un travail de collecte et de mise en forme de différents souvenirs légués volontairement ou non par ceux qui nous ont précédés sur cette terre d’Auvergne.

Bien sûr il y a des trous dans ma relation de l’histoire de chaque personnage, mais tous les instants d’une vie ne laissent pas forcément des traces faciles à trouver.

Ces pages s’inscrivent dans un travail plus global :

– Recherches purement généalogiques, avec listes et arbres correspondants. Travail relativement aride comme peut l’être un travail de démographie et de statistique, c’est l’aspect traité dans ces pages.

– Rassemblement d’éléments pour dresser une histoire des ancêtres. Ces éléments venant enrichir ce premier travail.

– Des personnages aussi importants à mes yeux que mes ancêtres ne pouvaient vivre que dans un milieu riche d’évènements et surtout dans un pays qui a une riche histoire même si elle est petite, par opposition à la grande des manuels scolaires. Ce sera le travail suivant concernant la collecte de l’histoire des lieux ou ils ont vécu.

– Enfin, et c’est le pourquoi de cette présente étude, je me suis intéressé à la recherche de cousins plus ou moins éloignés.

J’espère que vous accepterez de me suivre et y trouverez quelques satisfactions. Tous les compléments et rectifications que vous voudrez bien me communiquer seront inclus avec plaisir et reconnaissance, pour l’intérêt de tous.